Labels et certifications des constructions en Haute-Garonne

Labels et certifications, y voir plus clair

Le consommateur qui fait construire ou rénover sa maison est confronté à de multiples marques, logos ou appellations, présentés comme des repères censés donner confiance, en attestant d’un niveau de qualité, de performances ou de caractéristiques spécifiques. Ce paysage lui semble pourtant peu lisible et accessible, alors même qu’il devrait, à l’inverse, l’aider à faire ses choix. Le professionnel, quant à lui, utilise, voire crée, ses propres signes.

 

Il faut bien faire la différence entre signes de qualité encadrés, adhésion à une organisation professionnelle, partenariat industriel et auto-proclamations commerciales.

Avant tout, il faut dissocier les réglementations et les normes des signes de qualité encadrés par le Code de la consommation : si tous sont conçus in fine dans l’intérêt du particulier, les réglementations (thermique, sismique, etc.) et les normes (documents d’application volontaire ou obligatoire, destinés à servir de référence) s’adressent aux professionnels.

 

Les certifications et les qualifications, quant à elles, s’inscrivent dans le cadre d’une démarche volontaire du professionnel. Elles sont encadrées par le Code de la consommation et s’adressent aux consommateurs.

 

La certification est la reconnaissance, par un organisme indépendant du professionnel, de la conformité d’un produit et/ou d’un service, à des exigences fixées dans un référentiel et faisant l’objet de contrôles

 

(Source : Loi du 3 juin 1994 et décret du 30 mars 1995 du code de la consommation).

La certification

Dans le domaine de l’immobilier, il existe plusieurs types de certifications volontaires, qui répondent à des besoins différents. Certaines s’intéressent aux systèmes de management (sur la base des normes ISO 9001 et ISO 14001), d’autres aux produits ou aux services finaux (certifications de produits industriels ou de services). La certification apporte la preuve objective que le produit et/ou le service disposent des caractéristiques définies dans un référentiel et faisant l’objet de contrôles.

 

Élaboré et validé en concertation avec des représentants des diverses parties intéressées (professionnels, consommateurs, administrations concernées), ce référentiel définit les qualités essentielles, extraréglementaires, auxquelles le produit ou le service doit répondre. Il peut s’appuyer sur une norme.

 

L’organisme certificateur qui délivre la certification, s’assurant du respect des exigences du référentiel, est accrédité, c’est-à-dire lui-même contrôlé dans ses pratiques par un organisme tiers de l’État attestant de sa compétence, impartialité et indépendance.

 

Ainsi conçue, la certification constitue un repère neutre et objectif pour le particulier qui peut l’utiliser comme un critère de choix du professionnel.

 

Les 3 ingrédients obligatoires pour une vraie certification :

 

  1. un Référentiel = le guide de bonnes pratiques fixant les exigences, les contrôles et le fonctionnement ;
  2. une Tierce partie indépendante et impartiale, accréditée par le COFRAC ;
  3. un Comité d’application = prend en compte les attentes des Consommateurs et le métier des professionnels « sans prédominance d’intérêt ».

 

Ces signes de qualité, encadrés par le Code de la consommation, sont aujourd’hui les seuls repères attestés par une tierce partie indépendante dans le domaine de la maison individuelle. D’autres appellations, marques ou logos, parfois simples allégations commerciales, naissent par ailleurs régulièrement.

 

La certification pour qui ?

 

Pour les particuliers désireux de bénéficier, pour la construction, la rénovation globale ou l’agrandissement de leur maison, du cadre le plus rigoureux, sécurisé et complet, encadré et contrôlé par une tierce partie indépendante.

 

Pour les professionnels qui :

  • ont la volonté d’apporter la preuve objective de leur savoir-faire et proposer à ses clients une réalisation certifiée allant au-delà des réglementations, normes et pratiques courantes ;
  • souhaitent obtenir et établir durablement la confiance de leurs clients (et les rassurer), des partenaires, de l’environnement plus large de l’entreprise, mais aussi des collaborateurs qui ont un rôle crucial dans la création de valeur ;
  • souhaitent donner des garanties de maîtrise ;
  • souhaitent garantir à leur client que les promesses seront tenues et que ce qui est écrit dans le contrat correspond à une réalité, que l’entreprise est solidement organisée, que ses processus sont fiabilisés pour remplir ce contrat, quels que soient les aléas.

 

Dans le domaine de l’immobilier, les seuls labels officiels sont définis par l’État ou par des instances soutenues par l’État, telle que l’association Effinergie, pour accompagner la filière dans la préparation aux futures réglementations, notamment en lien avec les enjeux de transition énergétique et environnementale.

Les labels

Les labels pour qui ?

 

Pour un client qui souhaite une maison qui anticipe les réglementations, et donc plus respectueuse de l’environnement.

 

Pour le professionnel qui souhaite :

  • s’inscrire dans une dynamique avec ses collaborateurs et partenaires et/ou
  • anticiper les règlementations et non les subir
  • valoriser son offre

Et la Mention RGE, qu’est-ce que c’est ?

La mention RGE concerne le marché de la rénovation. Ce n’est ni un label, ni une certification, ni une qualification mais bien une mention avec un sigle « RGE : Reconnue Garant de l’Environnement », créée par l’État, pour permettre au particulier de bénéficier d’aides financières pour son projet de rénovation, la mention RGE est associée obligatoirement à une qualification professionnelle ou à une certification.

 

Maintenant, professionnel comme particulier, faites le bon choix !

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Pour que nous vous expliquions l’importance des labels et des certifications